web Eric Besson, le ministre chargé de l'économie numérique, a rejeté la possibilité d'un plafonnement des offres Internet illimité que les opérateurs étudient (cf. notre news précédente). On observe un intéressant retour à la normale (la nôtre pour nous utilisateurs), puisque quelques jours à peine après cette annonce, Bouygues, SFR et Orange, qui pourtant semblait lancer le mouvement, ont fait savoir qu'ils ne songeaient pas ou plus à abandonner l'illimité sur les connexions internet fixes.

Il y a fort à parier que la formule tarifaire, si elle doit changer, sera appliquée différemment, pour punir les gros consommateurs de bande passante (souvent qualifiés de "pirates" en fonction du contenu supposé téléchargé). C'est là que les choses deviennent intéressantes. D'un côté, on développe la vidéo à la demande, pour télécharger légalement et contre finances des films et séries, la vidéo en haute définition et toutes sortes de téléchargements volumineux, de l'autre on entend dire que cela n'arrange pas forcément les fournisseurs d'accès.

Le débit et surtout le volume de données est toujours en cause, le peer-to-peer, qui ne semble pas enterré, représenterait un volume comparable à la vidéo en streaming type Youtube. Si les FAI ont les outils pour savoir qui télécharge quoi et pour quelles quantités, et les outils légaux pour faire savoir à leurs clients indélicats qu'ils sortent du cadre de l'utilisation "en bon père de famille" (terme juridique), on ne sait pas s'ils s'en occupent directement.

Vous trouverez à la fin de ce billet quelques liens choisis évoquant les infrastructures Internet, et d'autres données sur le fonctionnement expliqué de cette fameuse bande passante.

A propos du débit sur Youtube et les FAI (Korben.info, 2 mai 2011)

Yves Le Mouël (FFT) : « L’Internet illimité n’est pas enterré » (ITespresso.fr)

Bouygues et SFR resteront fidèles à l'illimité ; Orange fait aussi demi-tour ! (Numerama.com)